juste une poésie....

 

"A la femme que je suis....

 

Je suis forte car je suis vulnérable.

 

Ma vie est une étincelle et cet éphémère la rend précieuse. Suspendue dans l’immensité de ce qui est au moment présent, je suis hier et je suis demain.

 

 

Je suis.

De toute éternité je suis.

Je suis une fée.

Je suis rivière, je suis petit caillou. Je suis racines et papillon. 

Je suis musique, je suis flamme. 

Je suis rires, je suis larmes.

Je suis feu d’artifice et arc en ciel. Je suis étoiles filantes et tourbillons. 

Je suis Femme.

Je suis vivante. Je suis vibrante.

Je suis amoureuse et amante.

Je suis orgasmes et enfantements.

Je suis mère et je suis maman.

Je suis fille et petite fille. Je suis lignée et sœur en humanité.

Je suis orages, je suis tempêtes. Je suis douce et je suis tendre.

Je suis folle et je suis sage.

Je suis libre. Je suis sauvage.

Je suis digne et je suis fière.

Je suis profonde. Je suis légère.

Je suis cris et hurlements.

Je suis silences et je suis chants.

Je suis rugissements.

 

Je suis déesse, je suis guerrière.

Oui, je suis guerres. Hier.

Aujourd'hui, je suis un chemin gai, de rire et en sœur. Un chemin guérisseur.

 

Je suis gratitude devant la préciosité de ce qui est. Quand je laisse la vie couler librement à travers moi en m’émerveillant à chaque instant de ce présent, je laisse l’amour rayonner à travers mon cœur. 

Quand je garde les mains ouvertes, elles contiennent toute la création.

Quand je garde les mains ouvertes, je crée.

 

Si je chute, c’est la vie qui m’invite à travailler à trouver une nouvelle façon de me tenir debout. Si sous le poids mes genoux cèdent, ce n’est pas une défaite. Je suis droite quand je m’incline avec grâce et que je courbe humblement la tête devant ce qui est grand et beau et juste. Cela me rend belle.

 En ployant, je m’élève.Quand je m’agenouille, je suis forte, je suis Reine.

 

J’aime. 

C’est ma lumière qui éclaire le monde. c'est votre lumière qui éclaire l'univers.

Je suis toutes celles et tous ceux qui ont croisé ma vie. Ils vivent au fond de moi.

Merci. Merci du cadeau que je suis. Merci du cadeau que vous êtes.

Je m’incline devant chacun de vous, mes sœurs et mes frères.

 

Je m’aime.

Je vous aime.

Cathie Ayamé

 

Une autre...

Je suis la Sauvage

Je suis la Sorcière Blanche

Je suis l’Enchanteresse

Je suis la Femme Animale

Je renifle, respire , aime, couve, enfante, chante,peins

Je griffe, creuse, plante, danse, cherche

Je suis la Rebelle

Je suis l’Insoumise

Je suis l’Ombre

Je vais dans ma tanière

ma grotte

ma hutte

entre liane et fleur sauvage

Je suis la Pêcheuse

Je suis la Lumineuse

Je suis la Solitaire

J’écoute mes lunes, mes étoiles , mon tambour, mon chant,mes chats, mes cailloux

Je suis la Diseuse de bonne aventure

Je suis la Prêtresse

Je suis la Guérisseuse

J’avance au son de l’eau

Au chant de la Terre

Mes pieds nus craquelés vibrent dans l’herbe

Et mes mains ridées caressent l’ avenir

 

Ayamé

La guérison...

La guérison, ça prends du temps. Du temps incompressible, du temps de convalescence, suspendu. Non négociable.
Ça demande de la rééducation, de la déception, de petites et de très grandes victoires, des régressions, de la conscience, du désespoir, de la confrontation, de la douceur, de la frustration, de la tendresse… du temps, de la vie… de la folie, de la fureur, des fulgurances, des échecs, de la gourmandise.
Ça demande de faire des choix.
De la bienveillance, de l’indulgence, du courage, de la persévérance, de la non complaisance.

Ça demande de respecter nos limites tout en les dépassant… garder l’équilibre et se mettre en déséquilibre, en mouvement. En émotion, en E-motion…
ça demande d’accepter que tout ne dépende pas de nous. Que la vie, les aléas… ça demande aussi de retrouver notre souveraineté, notre pouvoir.
ça demande de traverser les paradoxes.

Ça demande d’entendre, écouter en soi et au dehors, demander de l’aide. Accepter que cette aide ne soit pas ce que nous croyons qu’elle devrait être. De ne pas comprendre, de nous perdre, de nous en vouloir, de mépriser la terre entière… d’y aller quand même.
Ça demande de mourir à ce que nous étions, de laisser mourir ce qui nous encombre et ne nous appartiens plus. Déconstruire, reconstruire. Faire le tri de nous même.

Ça demande d’accoucher de nous même. Etre en gestation de nous même. Sentir la contraction qui arrive, qui monte. Qui nous étreints, encore, encore, jusqu’à nous priver de souffle et de voix. Nous laisser traverser. L’accueillir quand même, respirer dedans, souffler, relâcher, accueillir le relâchement, la détente. Respirer dedans. Ne pas craindre la prochaine contraction. Recommencer.

Ça demande de dire « oui ».
« Oui, je le veux »
De faire alliance. De faire un pacte avec nous même et ce qui nous parcoure.

Ça demande des larmes. Des torrents de larmes. Pour l’eau qui nous lave de la boue. Pour nous baigner dedans. Pour le sel.
Du sang et des larmes.
Laisser couler. Nous laisser dissoudre. Fondre.
Ça demande d’aller au delà de tout ce qui est acceptable. À en hurler. À supplier pour une issue, peu importe laquelle. À implorer que la souffrance cesse. À invoquer le ciel et l’enfer, à souhaiter en vendre son âme... à en rêver en tout cas... et revenir en soi. Reprendre pied. Observer.

Ça demande de renoncer à nos soumissions. Ça demande de renoncer à nos dominations. Ça demande d’ouvrir toutes les portes. De mettre fin à l’esclavage.

Ça demande de naître. Renaître encore. Ressusciter. Nus de nous même. Fragiles, sensibles, vulnérables. Échoués comme après un naufrage sur des plages inconnues. Vaincus, tremblants, abandonnés à la Vie.

Ça demande au moins toute une vie pour faire de soi même une œuvre d’art. Ça demande toute une Vie d’alchimiste pour faire de l’orfèvrerie avec le matériau de « je suis ».

Cathie Ayamé

Sortie du livre "j'ai rencontré ma femme sauvage"

50 femmes auteurs vous offrent leur voix...

et voilà le nouveau bébé!

un recueil, 50 voix de femmes

La première publication de l'un de mes textes... en espérant qu'il en appelle d'autres...

un livre inspiré et inspirant pour lequel j'ai beaucoup de gratitude.

Je me sens très honorée de faire partie de cette tribu des "femmes sauvages"

 

le clin d'oeil : le nom de la maison d'édition...

"la plume sauvage"

 

pour le commander, c'est par ici!

les sites des belles âmes de ce livre :

 Orealys Revayia